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Continuité Écologique et Fédération 70

16/02/2016

A lire dans cette rubrique :

  • Qu'est ce que la continuité écologique des cours d'eau ?
  • Les projets en cours d'étude, de réalisation ou déjà réalisés 
  • Nouveau projet sur le Breuchin : le rétablissement de la continuité écologique sur le Moulin d'Amage (film vidéo)

Il faut prendre conscience que tous ces travaux et projets nécessitent du temps à leurs études et à leurs réalisations. Ils présentent tous l'intérêt de permettre aux pêcheurs de détenir directement des droits de pêche et d'aménager les berges pour favoriser la reproduction du brochet et de la truite.

Retrouvez les actions de la Fédération sur le site du Conseil Général 70 : http://www.cg70.fr/web/guest/rivieres

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Rétablir la continuité écologique sur les cours d'eau

de Haute-Saône

Qu’est ce que la continuité écologique ?

Cette notion, introduite en 2000 par la Directive cadre sur l’eau, définie la libre circulation des organismes vivants et leur accès aux zones indispensables à leur reproduction, leur croissance, leur alimentation ou leur abri, le bon déroulement du transport naturel des sédiments ainsi que le bon fonctionnement des réservoirs biologiques (connexions, notamment latérales, et conditions hydrologiques favorables – Article R214-109 du code de l’environnement définissant un obstacle à la continuité écologique).

Pour cela, un classement des cours d'eau en "Liste 1" et "Liste 2" au titre de l'article L214-17 du Code de l'Environnement sera arrêté d'ici le 1er janvier 2014. Il détermine les délais d'actions sur les ouvrages :

Cours d'eau "Liste 1" : Obligation de garantir la continuité écologique pour les sédiments et les poissons sur les nouveaux ouvrages et, pour tous ceux existants, se mettre en conformité au renouvellement de concession ou d'autorisation.

Cours d'eau "Liste 2" : Obligation pour tous les ouvrages de garantir la continuité écologique avec une mise en conformité dans un délai de 5 ans à compter de la publication des listes.

Petit retour en arrière : Depuis l’antiquité, les hommes ont construit des seuils et des barrages dans les rivières pour produire de l’énergie, rendre possible la navigation, prélever et transporter de l’eau pour la consommer ou pour irriguer ou encore créer des étangs de pisciculture. En France, les rivières ont été ainsi marquées par  l’aménagement de très nombreux ouvrages, essentiellement des moulins.

La découverte de nouveaux moyens de production d’énergie (machines à vapeur, turbines hydroélectriques) a conduit ensuite à leur déclin : le nombre de moulins en activité a ainsi fortement diminué dès la fin du XIXème siècle. Mais au cours des dernières décennies, de nombreux travaux hydrauliques ont entrainé la multiplication des seuils, dont la plupart ont une hauteur inférieure à 2 mètres.

Début 2010, plus de 60 000 ouvrages sont recensés sur les cours d’eau en France. D’après un inventaire national réalisé par l’O.N.E.M.A. (Office Nationale de l’Eau et des Milieux Aquatiques) plus de la moitié n’a pas d’usage avéré.

Cela constitue une entrave à la continuité écologique

Les obstacles présents sur les rivières induisent des perturbations et des impacts sur la continuité écologique, plus ou moins importants selon leur hauteur, leur emplacement et selon l’effet cumulé de leur succession.

Ainsi, un impact important sur le cours d’eau peut résulter d’un unique ouvrage très pénalisant tout comme du cumul le long du cours d’eau de petits ouvrages chacun éventuellement de faible impact.

En créant des chutes d’eau artificielles lors de la construction d’un ou plusieurs ouvrages, la ligne d’eau et la pente naturelle du cours d’eau sont modifiées. Les eaux courantes se transforment alors en une succession de retenues d’eau stagnante, pouvant provoquer :

  • un ralentissement et une uniformisation de l’écoulement,
  • une modification de la température,
  • une augmentation de l’eutrophisation, représentée notamment par les proliférations d'algues, du fait d’un apport en éléments nutritifs (phosphore, azote, …) en provenance du bassin versant et du faible renouvellement des eaux,
  • une baisse de la quantité d’oxygène dissout dans l’eau,
  • une diminution de la quantité d’eau à l’étiage, due à l’évaporation plus forte des eaux stagnantes en période estivale,
  • un débit réduit à l’aval de l’ouvrage (débit réservé) ou encore de brusques variations de débits (éclusées) en cas de dérivation des eaux,
  • une diminution de la capacité auto-épuratrice du cours d’eau,
  • une augmentation des hauteurs d’eau en amont de l’obstacle, accompagnée d’une immersion des berges par un élargissement plus ou moins important du cours d’eau selon la hauteur de l’ouvrage.

En Haute-Saône, l’heure est encore à l’inventaire, mais l’on peut affirmer d’ores et déjà que quelques 600 ouvrages (barrages, écluses, etc.) parsèment les rivières du département et sont potentiellement des obstacles à la continuité écologique.

Plusieurs projets sont lancés ...

La Fédération de Pêche, partenaire technique et financier des contrats de rivières sur le département, est maître d'ouvrage de travaux de restauration de frayères et de différents projets dans le cadre des contrats rivières Lanterne et Ognon. Avec le soutien de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse, depuis plusieurs années, la Fédération  s’investit et se porte systématiquement maître d’ouvrage dans la limite de ses possibilités financières et humaines pour agir en faveur de la restauration des cours d’eau. 


Pourquoi rétablir la continuité écologique des cours d'eau ?


Rétablir cette continuité est primordial pour préserver les peuplements piscicoles présents dans nos rivières. La plupart des projets cités ci-dessous vont dans ce sens. D'autres, non moins intéressants, sont de nature à restaurer les caractéristiques hydro-morphologiques des cours d'eau.


Ci-dessous, quelques projets en cours d'étude, de réalisation ou déjà réalisés ...


Sur le thème "Restauration Continuité Ecologique" :

  • Effacement de 4 plans d'eau en barrage et d'un barrage de moulin sur le ruisseau de Mansevillers à Beloncham (Sous bassin Ognon)

  • Dérasement de plusieurs seuils dans le lit mineur du ruisseau Notre Dame à Saint Germain et maintien d'une zone humide de 1ha à la place d'un actuel plan d'eau en barrage quasi asséché (Sous bassin Ognon)

  • Mise en dérivation d'un plan d'eau sur le ruisseau de la Cruée à la Voivre et restauration de la continuité écologique à la confluence par un effacement d'un obstacle artificiel permettant une reconnexion au Breuchin (Sous bassin Breuchin/Lanterne)

  • Dérasement du barrage d'Amage avec une dérivation du ruisseau Ru du Vay (Sous bassin Lanterne)

  • Mise en dérivation d'un plan d'eau à la Lanterne et les Armonts (Sous bassin Lanterne)

  • Effacement d'un barrage sur l'Ougeotte à Chauvirey-le-Châtel

  • Etude des projets potentiels de rétablissement de la continuité écologique sur le Coney et ses affluents

  • Remplacement de deux passages busés sur les ruisseaux des Gouttes et des Aubry-Côtes (affluent de la Combeauté)

  • Restauration de la continuité écologique sur la  Combeauté au Moulin Dormoy avec pour objectif le dérasement du seuil et restauration de la continuité entre la Combeauté et le ruisseau des Pochattes à Fougerolles

  • Restauration de la continuité écologique au Moulin du ruisseau de Malgérard à Neuvelle-les-Cromary

  • Dérasement de 4 barrages sur le Raddon à Fresse pour rétablir 10 km de libre circulation sur le cours d'eau.


Sur le thème "Restauration Hydro-morphologique" :

  • Restauration hydro-morphologique du lit originel de la Saquelle à Magny les Jussey (Sous bassin Saône)

  • Restauration du ruisseau Le Clos Champ Tenon suite à la pollution subie en septembre 2011 par un aménagement du lit originel sur d'anciens terrains marécageux derrière l'usine CFP à Corbenay

Sur le thème "Restauration Continuité Ecologique & Hydro-morphologique" :

  • Effacement d'un étang en barrage et restauration morphologique de la Tounolle à Trésilley par le remplacement d'un passage busé infranchissable, le reméandrage de la Tounolle sur une centaine de mètrès et l'aménagement d'un abreuvoir.

Sur le thème "Restauration de Frayères" :

  • Restauration d'une annexe hydraulique à Chambornay-les-Pin sur l'Ognon pour favoriser la reproduction de la faune piscicole et notamment du brochet.

  • Reconnexion latérale d'une zone humide à Membrey sur une annexe de la Saône et restauration de celle-ci en peupleraie (en lien avec Natura 2000).

  • Restauration de frayère dans un ancien méandre à Chenevrey Morogne dans le cadre de la convention RFF.

  • Réactivation biologique d'un grand milieu annexe à la rivière Ognon à Bussières et Geneuille dans le cadre de la convention RFF.
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RÉTROSPECTIVES DES TRAVAUX ENGAGÉS SUR LE CLOS CHAMP TENON,

 AU MOULIN D'AMAGE & SUR LE RADDON A FRESSE 

    En 2015 : restauration du ruisseau sur 350 mètres suite à une pollution subit fin 2011 juste après la fin des travaux réalisés en 2010/2011.

    En 2010 / 2011 : sur le ruisseau du Clos Champ Tenon à Corbenay - Remplacement de passages busés inadaptés.


    Courant 2010 - 2011, la Fédération a dirigé la restauration de la continuité écologique sur le ruisseau du Clos Champ Tenon à Corbenay. Il s'agissait de remplacer 6 passages busés sous dimensionnés par des ouvrages aériens adaptés au transit piscicole et sédimentaire tout en permettant la traversée du ruisseau par des véhicules.

    En outre, ces travaux permettront de pallier la dégradation locale des habitats dans des secteurs encore fréquentés par l'écrevisse pieds blancs et la truite fario, qui sont des espèces protégées. Cette opération, engagée en parallèle de la dérivation de l'étang communal de Corbenay, a favorisé une démarche globale de rétablissement de la continuité sur ce sous bassin versant.

    Le projet de restauration de la continuité écologique sur le ruisseau du Clos Champ Tenon à Corbenay validé par le comité de rivière Lanterne, a bénéficié de 80 % de subventions : 

    • Agence de l’Eau RMC 50 %,
    • Conseil Général 15 %
    • Conseil Régional 15 %.
    • Les 20 % restant étant à la charge de la Fédération de Pêche et des A.A.P.P.M.A. d’Aillevillers et Saint Loup sur Semouse.

    La 1ère phase travaux, d’un montant de 28 000 € a permis de remplacer en 2010 trois franchissement busés, sous dimensionnées, par des ponts de 2 mètres de large. Ces ouvrages adaptés aux caractéristiques morphologiques et hydrologiques du ruisseau rétablissent localement le libre transit des sédiments et des poissons, en bref …. la continuité écologique.

                                     

                 

    Pour ces mêmes raisons, 3 autres ouvrages ont été remplacés en 2011 et ont rétabli la continuité longitudinale du ruisseau à l’échelle de son bassin versant.

    Tous les travaux se sont achevés fin d'année 2011 rétablissant ainsi la libre circulation des poissons et des sédiments sur cette afférente naturelle de l'Augronne sur une longueur de 5 km. 

    UN RUISSEAU MALCHANCEUX ....

    Malheureusement, en septembre 2011, le Ruisseau du Clos Champ Tenon, subi une pollution au fioul lourd au droit de l'usine de la Compagnie Française du panneaux (CFP) à Corbenay (70). 

    Afin de limiter la propagation de la pollution, le ruisseau a été détourné dans des fossés de drainage homogènes, larges d'environ 2 mètres et profonds, où les capacités habitationelles pour la faune aquatique étaient limitées. Dans le cadre d'une convention amiable de règlement de litiges entre la CFP et la Fédération de Haute-Saône pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, un projet de restauration du ruisseau est engagé.

    Le bureau d'étude Biotec a été mandaté par la commune de Corbenay (Maitre d'ouvrage) en 2012 pour la réalisation des études de projet détaillé et la définition du programme de travaux de restauration du ruisseau sur d'anciens terrains marécageux derrière l'usine CFP.

    Après plusieurs années d'études et de négociations, la Fédération 70 a pris en charge la réalisation du projet en déposant un dossier de Loi sur l'Eau auprès des services de l'Etat, permettant d'obtenir les autorisations nécessaires pour la réalisation des travaux.

    Début septembre 2015, les travaux de restauration ont débuté. Un chantier attribué à l'entreprise Nature et Techniques de Muttersholtz (67), disposant de nombreuses références dans ce domaine. Les travaux s'étendent sur 450 mètres et ont pour objectif de recréer un lit méandriforme et adapté aux caractéristiques hydrologiques du ruisseau. Le nouveau lit mineur du ruisseau a été volontairement sous dimensionné (moyenne de 70 cm) pour permettre au cours d'eau de s'ajuster par lui-même au grés des crues. Le travail réalisé sur le lit moyen permet au ruisseau de déborder et de dissiper son énergie lors des crues, limitant les phénomènes d'érosion et d'incision.

    Le coût global des études et des travaux s'élève à environ 168 000 € avec le concours financier de l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse, de la CFP, de la Fédération Nationale pour la Pêche en France et de la région Franche-Comté.

    Le personnel technique de la Fédération 70 a réalisé un état initial avant travaux en analysant l'ensemble de composantes du milieu aquatique. Des méthodes standardisées et reproductibles (inventaire piscicole exhaustif, méthode Tronçon, IAM, IBGN, DCE-RCS, ...) ont été mises en oeuvre pour qualifier l'état écologique du cours d'eau avant travaux. Elles seront reconduites sur plusieurs années pour quantifier les améliorations apportées par les aménagements. Aucun rempoissonnement du nouveau lit ne sera effectué. La Fédération 70 privilégie une recolonisation naturelle du milieu et encourage une gestion patrimoniale de ce cours d'eau.

    • Concernant le rétablissement de la continuité écologique entre l’Augronne et le Ruisseau des Cerisiers à Fougerolles :

    Sur le ruisseau des Cerisiers à Fougerolles, les travaux de reconnexion à sa confluence avec l'Augronne effectués auront permis aux truites fario d'emprunter à nouveau le chemin de la reproduction sur un linéaire de plus d'un kilomètre.



    En 2014 sur le Breuchin - Rétablissement de la continuité écologique au Moulin d'Amage

    Ce projet patrimonial et cologique consiste pour notre part à engager des études et travaux de nature à rétablir la continuité écologique et à reconquérir un Breuchin naturel ainsi que des surfaces de frayères qui compenseront justement les impacts du chantier de la RN57. En outre, nos engagements financiers et techniques rendent possible un projet global d'acquisition et de valorisation patrimonial du moulin d'Amage par la commune dans le cadre du contrat de rivière Lanterne.

    Rétrospective :

    Courant 2012, la Fédération est informée que le moulin, site bien connu des pêcheurs, est en vente. Ainsi, afin que ce patrimoine commun, nous avons très rapidement mesuré l'intérêt d'unir nos forces pour parvenir à lancer un projet de territoire exemplaire projetant l'acquisition du site par la commune et la prise en compte des enjeux écologiques et patrimoniaux du secteur.

    En effet, si le moulin d'Amage reprérsente un réel patrimoine historique à préserver, l'enjeu de rétablir la continuité écologique au droit du site est tout aussi important. Le barrage du moulin est classé au titre du Grenelle de l'Environnement sur le Breuchin comme un infranchissable pour les poissons et des aménagements sont nécessaires pour rétablir la continuité écologique.

    En outre, le Breuchin est classé réservoir biologique et liste 1 au titre du Code de l'Environnement puisqu'il abrite une faune piscicole à haute valeur patrimoniale : ombre commun, lamproie de planer, chabot, truite fario ..... L'intérêt de leur garantir la libre circulation est primordial pour leur cycle biologique.

    Face à tant d'enjeux, la Fédération a décidé de retenir ce projet comme une mesure compensatoire louable répondant aux impacts de pollution résultant du chantier de la RN57 par la DREAL à Luxeuil. Ce projet est bien sûr conditionné uniquement à la mise en oeuvre de travaux de nature à rétable la continuité écologique d'une façon ambitieuse au droit du barrage incluant le dérasement d'une partie de l'ouvrage.




    VISIONNEZ LA RÉALISATION EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS :


    Vidéo réalisée par l'EPTB Saône et Doubs en 2012 présentant les travaux d’effacement du barrage du Creusot sur le Raddon à Fresse (bassin versant de l'Ognon, Haute-Saône).


    EN 2012 / 2013 : GRAND PROJET DE RÉTABLISSEMENT DE LA LIBRE CIRCULATION SUR 10 KM SUR LE RADDON A FRESSE - AFFLUENT DE L'OGNON

    Le président Bruno BOLOGNESI s'exprime sur ce projet : "La Fédération de Haute-Saône pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique contribue largement au projet de rétablissement de la continuité écologique à l'échelle du bassin versant du Raddon. Depuis plusieurs années, nous assurons une veille écologique sur ce cours d'eau classé réservoir biologique, ce qui a permis de mener à bien plusieurs projets.
    Parmi eux, le dérasement réussi du barrage de la micro centrale du Creusot. Il a pu être réalisé tout en maintenant l'activité économique de celle-ci : tout le monde est gagnant !
    Les travaux nécessaires à l'effacement de ces ouvrages représentent un coût de 750000 €. Si l'agence de l'eau nous témoigne un soutien inconditionnel, l'aide financière d'autres partenaires est indispensable pour parvenir à mener à bien notre projet.
    Les efforts réunis de la fédération, de l'agence de l'eau et de leurs partenaires permettront alors de rétablir la continuité écologique sur un linéaire de 10 km et d'améliorer considérablement le frai naturel des espèces avec un taux de réussite de 80 % au lieu des 2 % actuels."
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Concrètement ce que cela signifie :

     

    C'est un projet de plus grande ampleur et unique sur le plan national qui a vu le jour 

    Il s'agit du rétablissement de la continuité écologique sur le cours d'eau "LE RADDON" à FRESSE affluent de l'Ognon. L’objectif de ce projet est de rétablir la continuité écologique entre l’Ognon et le Raddon, (classé réservoir biologique) sur un linéaire principal de plus de 10 km.

     

    En effet, la Fédération de Pêche a l’opportunité de se positionner comme maître d’ouvrage pour des études et des travaux visant à araser et/ou équiper 2 barrages infranchissables sur le Raddon, affluent rive gauche de l’Ognon présentant un bassin versant de 45 km². Mais c'est un total de 4 barrages qui sont concernées sur ce trajet de 10 km : 2 aménagements de barrages seront traités par les propriétaires privés, et 2 autres seront traités avec la Fédération de Haute-Saône.

     

                                     

                                     

                                     

     

    L'enjeu est donc de taille. L'Ognon est un cours d'eau de 1ère catégorie où l'ombre commun, la truite fario, le chabot, la lamproie de Planer, le vairon sont des espèces bien représentées. Cette biodiversité confère à ce cours d'eau et ses affluents une forte valeur patrimoniale, tant écologique qu’halieutique, justifiant ainsi sont statut de réservoir biologique. Le projet est donc de nature à rétablir la continuité entre l’Ognon et le Raddon, ce dernier étant une zone privilégiée pour la reproduction naturelle de la truite fario.

     

    Bien sur, un tel projet représente un énorme coût et est à l'étude pour évaluer les subventions que nous accorderons l'Agence de l'Eau, le département et la région. Les sommes engagées représentent une sortie de trésorerie trop importante à supporter pour la Fédération. C’est pourquoi, la Fédération Nationale, sur une proposition de notre président Bruno Bolognesi, a décidé de nous aider financièrement pour la réalisation de entreprise (4 barrages infranchissables sont concernés) en nous permettant, par le biais d’un « prêt relais », de supporter la maîtrise d’ouvrage d’un tel projet ayant un intérêt à la fois écologique et halieutique.


    Un colloque a été organisé en septembre dernier à Beaune et a permis d'évoquer de nombreux projet concrets à l'instar de la Fédération.


    La Fédération est une des premières en France à se porter maître d'ouvrage d'une telle réalisation de plusieurs centaines de milliers d'euros. Une dizaine de kilomètre de ruisseaux seront reconquis pour la remontée des truites. L'enjeu est réellement important.  


    Les travaux ont démarré pour la rénovation et l'aménagement de la centrale hydroélectrique du Creusot, l'ancien tissage de Fresse  afin d'installer une conduite forcée plus en amont du mur de rétention, diminuant ainsi la hauteur avec une branche dérivative.


                 


    Lundi 16 avril 2012, la Fédération a procédé à une pêche électrique en aval du barrage du Creusot pour déplacer les poissons présents dans le cours d'eau avant la vidange de la retenue d'eau.



                   


    Début mai, les travaux ont démarré sur le 1er barrage du Creusot qui est le plus important dans ce cours d'eau. Cette retenue d'eau permettait l'alimentation via une conduite forcée de 600 m de la centrale électrique de l'ancienne filature. Construit en 1894, sa hauteur atteignait 5,5 mètres pour 10 mètres de largeur !


             


    Une fois cassée, les boues se sont normalement évacué, un enrochement a été réalisé avec l'installation de désableur et dégrilleur, ensuite une rivière de contournement a été dessiné avec une tuyauterie alimentant la conduite forcée. Enfin, le lit mineur de la rivière a été reconstitué avec une passe à poissons. Les essais devraient débuter en septembre pour une mise en service en octobre prochain.



    

 
 
Coordonnées
site national
Président : BRUNO BOLOGNESI
4 Avenue du Breuil
70000 VAIVRE ET MONTOILLE

Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.
03.84.76.51.41
03.84.75.75.27

http://www.federationpeche.fr/70
federation.peche.70@wanadoo.fr
 
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